ICELAND

Mercredi 13 juin :De Grundarfjörður à Patreksfjördur : . . .. . . croisière vers la nature du nord-ouest.

Lorsque nous nous levons, le soleil est déjà haut dans le ciel malgré l’heure matinale.
Comme d'habitude, douche et rangement puis chargement des valises dans la voiture et nous allons vers la salle de petit déjeuner.
Il est 7h, nous devons prendre un ferry à 8h30, nous avons un peu de temps et nous en profitons pour bien nous restaurer. Le buffet est très fournis. Nous tiendrons donc assez facilement jusqu'au soir.

Nous partons à 7h40 : en voiture, Nino ! Audrey a décidé de donner un nom à notre véhicule et ce sera Nino : le diminutif de Nissan Note.

La route vers Stykkishólmur traverse une gigantesque coulée de lave recouverte de mousse argentée. Nous avons un peu d'avance et en profitons pour nourrir Nino de bon carburant (assez cher en Islande) ! Après avoir récupéré nos tickets, nous embarquons sur le ferry de la compagnie Ferry Baldur.

Audrey pensait qu’il ferait froid et que ça bougerait plus sur le Breiðafjörður, mais le soleil est au rendez-vous et le navire vogue sur une mer d’huile.
Nous faisons une halte de quelques minutes sur la seule île habitée du fjord : Flatey. Quelques petites maisons toutes en couleur et une église. C’est une escale à faire si l’on est passionné d’oiseaux.
Nous atteignons le terminus de Brjanlækur après une belle croisière de plus de 3h.

Cette côte du fjord présente de magnifiques paysages et nous faisons constamment des arrêts photos, comme à Ósafjörður où un bateau est venu s’échouer lors d'une tempète en 1981.
Nous roulons pour la première fois sur une piste : route de terre gravillonnée. J'aurai bien aimé avoir un 4x4 mais Nino s'en sort très bien… Ces pistes donnent à notre périple un caractère un peu plus sauvage mais sont très roulantes et il est facile de dépasser le 80 km/h sauf en montée car Nino n'est pas très puissante...

Nous nous arrêtons à la plage de sable rouge de Rauðasandur qui est plutôt orangé en vérité. Le site est très beau, la plage est perdue au pied des falaises, face à l’Atlantique nord.
De magnifiques prairies à l'herbe bien grasse et d'un vert presque fluo permettent à de grands troupeaux de moutons de passer l'été. Bizarrement, la laine ne semble pas être exploitée et nous apercevons çà et là de grands lambaux que les animaux perdent en se roulant...

Nous arrivons aux falaises de Látrabjarg qui constituent un refuge pour les oiseaux marins : macareux moines, petits pingouins, sternes arctique... Il y en a des miliers et ça sent fort le guano ! Nous faisons une balade au sommet de ces falaises abruptes d'une cinquantaine de mètre de haut, puis nous décidons d’aller jusqu’au phare d'Ólafur indiquant l’entrée du fjord de Patreksfjörður avant de revenir à l'hôtel.

L'hôtel Latrabjarg est en fait une ancienne école, il fait face au village de Patreksfjörður sur l'autre rive du fjord du même nom. Nous y dinons car il n'y a rien d'autre à moins de 40 km. Le menu est simple et bon : soupe, poisson, légumes et skyr aux fruits. Le prix est toujours assez élevé.
Nous faisons un petit tour à pieds mais lorsque nous nous faisons attaquer par des sternes protégeant leurs nids, posés directement sur le sol, nous rebroussons chemin.
Fatigués, nous allons nous coucher alors que le soleil brille encore bien fort...